Je ne sais même plus par quel mot démarrer afin d'entrainer ceux qui doivent le suivre. Je suis totalement perdu, achevé, coupé en deux, et tout c'que quiconque voudra. Je ne sais plus comment exprimer ce qui me ronge et me tape au crane, en partant du principe qu'je le sache précisément moi même d'ailleurs... J'ai pourtant pas une vie a plaindre a première vue nan? ouais... En effet, mais je panique et j'prend peur. De tout, de rien, mais surtout des autres et d'moi même. Ce sentiment d'être en profond désaccord avec mes actes revient tellement souvent qu'j'en aurai envi d'me baffer. Et Elle me manque terriblement, putain... Elle toute entière, avec ces mains,ses yeux et sa bouche autant qu'avec ces attentions, ces caresses et son simple regard posé sur moi. Le temps n'me parait plus en suspens mais comme figé dans un mauvais rêve dont j'n'arrive pas a m'reveiller. Pire même...
Je peine a trouver chaque phrase qui suivra la précédente. Chaque amorce de dialogues échoue rapidement dans mon crane comme un "CA NE SERT A RIEN" gigantissime sur un panneau rouge qui clignote. Un peu comme prendre peur de tout ce que je pourrai avouer ou m'avouer tout seul (ou bien l'inverse) et puis surtout d'un énième jugement...
Pourtant ,y'a pas d'mort sous mon lit, pas d'flingues dans mes tiroires, ni meme une gamine de 12 ans dans ma cave, nan nan nan...Rien. Rien ou tout, et puis putain j'en sais plus rien mais bordel ce que ca m'emmerde!...
Ca en s'rai presque l'histoire du Malade imaginaire. Bien qu'les choses ne soient pas aussi simples.
Les cours m'effraient, et surtout leur enjeux ; La distance me terrasse et me donne l'impression d'vivre tous les deux mois ; Ma confiance en moi est égale a celle d'un bigorneau. ; Mes nerfs n'ont jamais été aussi fragile et pour terminer, je constate amèrement qu'il n'y a ici plus personne de concret sur qui compter, de tous ceux qui le juraient sur leur vie il y a pourtant si peu de temps.
Alors après tout, c'est peut être moi qui ai changé...Mais j'en doute. J'en doute et j'encaisse en silence. Ce n'est pas que je ne veux plus vous parler mais simplement que je n'y arrive plus. Par mélange de peur, d'inconscient, de flegme, et la aussi, tout ce que vous voudrez. J m'en contre fou.